Vers 12h30, j’eut un peu faim. Je décidai alors d’aller acheter de quoi manger. De toute facon, j’étais maintenant loin de ma ville, personne ne me reconnaîtrait. Je voyais les lumières d’une ville devant moi. J’accelerai l’allure pour y arriver le plus vite possible. Au bout de 20 minutes, j’étais devant la ville. Elle s’appelait Endarnel, elle m’avait l’air vaste. Dès que j’arrivais dans la ville, je fus surpris par le grand nombre de magazins. Je n’eut donc aucune difficulté à trouver un magazin de nourriture. Mais finalement, je décidai de me laisser tenter par le bar.
Dès que j’entrai dans le bar, je remarqua tout de suite la grande propreté. Je remarquai aussi que le patron avait l’air avenant et sympathique. Il n’avait pas d’ailes, le contraire m’aurai étonné. Quand je m’installa au bar, il me lanca : « Salut ! Qu’est-ce que vous voulez boire ? Manger ? », « Une bière et un sandwich m’ira, merci. » répondit-je. Il ne fronca pas les sourcils lorsque je demanda une bière. En effet, il ne devait pas être d’ici lui, c’est sur…
10 minutes après, il me posa ma commande devant moi. Pendant que je mangeais, j’observais le bar. Il n’y avait pas grand monde. Deux anges blonds à une table dans le fond, pris dans une grande discussion, et un jeune d’environ mon age, à l’air lassé et fatigué. Etait-il lui aussi lassé des anges, de ce « paradis angélique » ? Je n’osa pas aller lui demander.
Apres, alors que je buvais ma bière après avoir mangé mon sandwich, je demanda au patron : « A combien est la ville la plus proche ? »
« A environ 2 heures de marche. »
« D’accord… »
« Vous faites un voyage ? »
C’est là que je compris que j’avais le choix entre mentir et dire la vérité. Chez les anges, un mineur qui sortait de sa ville ou village, même accompagné, constituait un délit. Alors pour moi qui avait en plus fugué, le délit était encore plus lourd. Mais le patron m’ayant l’air ouvert et gentil, je décidai de dire la vérité.
« A vrai dire, je…je me suis enfui de chez moi… » lui répondit-je à voix basse.
Il ne me répondit rien mais me gratifia d’un sourire compatissant. Soudain je me retourna et vit un homme entrer. Il avait des cheveux bruns coupés court, des lunettes et un air suffisant sur le visage. Il ne me fallut pas longtemps pour le reconnaître. Il s’agissait de Theïel, mon ancien professeur. Un prétentieux comme je n’en avais jamais vu. Je jeta un billet sur le comptoir et bredouilla au patron : « Je…je dois y aller…». Je rabaissa alors ma capuche afin qu’il ne me reconnaisse pas et sortit en courant.
Il était 13h30. Si je marchais bien, j’atteignerai Antarnael à 15h30. D’après le patron, Antarnael était une ville libéraliste et ouverte, je n’aurai alors sûrement pas de problèmes à m’y plaire. Si la ville était comme le patron me l’avait décrite, alors j’y resterai un peu de temps. Je travaillerais peut-être un peu pour regagner de l’argent. J’accélérai le pas. Antarnael m’attendait.


Tifet
dim 21 jan 2007 21:36